April 2005 Archives
30.04.2005 14:17
Aujourdhui, il y a quelque chose de changé. Un
léger décalage s'est produit que je
perçois sur le coin gauche de ma fenêtre.
L'immeuble d'en face s'est légèrement
décalé. Dans sa partie habituellement
sombre, un peu de clarté, un angle nouveau est
apparu, une brèche s'est ouverte. Que se
passe-t-il ? J'ai beau me pencher. Me mettre de
l'autre côté, fermer les yeux, je ne
parviens pas à la faire disparaitre. C'est une
promenade, un fragment de jeu vidéo s'est
accroché là où était auparavent
une fenêtre.

Je me penche. Je me penche plus encore. Rien y fait, le fragment de jeu est toujours là. Presque à porté de ma main.
«Quand je chercherai sa main, je ne la trouverai plus!»
Première phrase : cela peut vouloir dire, première enigme!
«Pour commencer à jouer, il faut d'abord avoir perdu!»
Deuxième partie.
Perdre la main, perdre la partie!
On commence à jouer en ayant perdu.
Troisième partie.

Je me penche. Je me penche plus encore. Rien y fait, le fragment de jeu est toujours là. Presque à porté de ma main.
«Quand je chercherai sa main, je ne la trouverai plus!»
Première phrase : cela peut vouloir dire, première enigme!
«Pour commencer à jouer, il faut d'abord avoir perdu!»
Deuxième partie.
Perdre la main, perdre la partie!
On commence à jouer en ayant perdu.
Troisième partie.
mer avr 20 11:10:47 CEST 2005
Ce soir en revenant de St Lazare.
Un ciel encore clair surplombe les lignes des
immeubles. La forme sombre des bâtiments, tout
autour de moi -> déplacement du corps dans
l'espace. Des formes suivent le déplacement.
Un même rythme d'ensemble accompagne le rythme
du déplacement de mon corps. La ville
entière semble accompagner mon
déplacement. Lignes de forces, tensions
configurent l'ensemble du rythme. C'est une danse
de l'architecture, de l'espace; un tournoiement
lent. Lenteur de ce mouvement qui est le mien.
Masses, forces dressées, tensions de l'espace,
portions, fragments de la ville que je perçois
comme autant de glissements,
rétrécissements ou agrandissements,
disparitions.
Bruits des véhicules qui suivent les axes des voies de circulation. Les feux brillent dans l'ombre bleuté du soir. Les feux tricolores aussi. PRIORITÉ AUX PIÉTONS : lettres rouges ou blanches.
Il y a aussi les voies de chemins de fer. Tout cet ensemble constitue un immense réseau de déplacement. Des foules de gens chaque jour dans des gares, dans des couloirs de métro, de RER, sur les périphériques.
Christopher Alexander : "De la synthèse de la forme, essai"
Ces mouvements, déplacements confèrent à la ville sa forme de ville en temps que lieu économique de vie, d'échange : force de travail, argent, temps, biens matériels ou spirituels, marchandises, informations, loisirs/divertissements etc.
Voici un des schémas possible, simplifié de ces irrégularités, déficits :
Ainsi, je rentre chez moi, à pieds. Je remonte lentement la rue de Rome, puis la rue de St Petersbourg, je regarde la profondeur de l'espace. J'essaie vraiment/vainement de percevoir, avec tout mon être, tous mes sens déployés, de percevoir en quoi consiste vraiment cet espace autour de moi; ce qui se déplie, se repli, se dissout. Quel est ce mouvement que je projète pour ainsi dire hors de moi jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien : quelques pans de murs coupés par une aiguille de ciel, tronçonnés.
// Ou bien se déplie d'elle-même la force qui s'échappe, prolongée par le mouvement de mes pas sur l'asphalte, liquide //
Je perçois sur la surface vitrée de certains pans d'immeubles, des reflets qui lentement se déforment...
(*)Lorsque je parle d'équivalence ici, ça n'est sans doute pas tout à fait objectif, car certaines lignes seront probablement plus empruntées que d'autres. Selon les heures de la journée aussi, les axes et les tronçons d'axes ne seront pas de même valeur qu'à d'autres moments.
Bruits des véhicules qui suivent les axes des voies de circulation. Les feux brillent dans l'ombre bleuté du soir. Les feux tricolores aussi. PRIORITÉ AUX PIÉTONS : lettres rouges ou blanches.
[Des lignes de forces également traversent la ville, ce sont les grands axes routiers. D'autres, souterraines : sorte de maillage plutôt, car dans le cas des transports souterrains il n'y a pas véritablement d'axes plus importants que d'autres (ou alors dans une moindre mesure). Il s'agit plutôt d'une sorte de grille où chaque tronçon d'axe peut être équivalent à un autre tronçon d'axe etc. (i.e. transport de masse(s))*. Seuls les noeuds qui relient les portions les unes aux autres peuvent être considérés de valeurs différentes. On pourrait très bien chiffrer la valeur de ces noeuds. De même les axes routiers peuvent voir leur valeur chiffrée, de même que leurs noeuds d'échanges (théorie des graphes, Euler).]
Il y a aussi les voies de chemins de fer. Tout cet ensemble constitue un immense réseau de déplacement. Des foules de gens chaque jour dans des gares, dans des couloirs de métro, de RER, sur les périphériques.
Christopher Alexander : "De la synthèse de la forme, essai"
« L'objet final de la conception est la forme. La raison pour laquelle de la limaille de fer placée dans un champ magnétique forme un espèce de dessin --ou, disons, a une forme-- est que le champ où elle est placée n'est pas homogène. Si le monde était totalement régulier et homogène, il n'y aurait ni forces ni formes. Tout serait amorphe. Mais un monde irrégulier cherche à compenser ses propres irrégularités en s'adaptant à elles, et de ce fait revêt une forme. D'Arcy Thomson a même appelé forme le «diagramme des forces» qui s'établit entre les irrégularités. D'une manière plus usuelle, nous considérons ces irrégularités comme les origines fonctionnelles de la forme.» p.12
Ces mouvements, déplacements confèrent à la ville sa forme de ville en temps que lieu économique de vie, d'échange : force de travail, argent, temps, biens matériels ou spirituels, marchandises, informations, loisirs/divertissements etc.
Voici un des schémas possible, simplifié de ces irrégularités, déficits :
DÉPLACEMENT : VERS LIEU DE TRAVAIL
Individu/groupe social :
déficit en biens matériels<<------------information------------
ou en un certain type de --------------information------------>>
biens matériels et/ou
spirituels culturels >MOUVEMENTS<
énergétiques-------------------------------->>-------------------
RETOUR-------------------------------<<-------------------
(ce qui fait que l'on va TRAJETS
d'un point à un autre (dépense d'énergie)
afin de combler ce déficit) d'argent
ce déficit peut être réel------------force de travail-------->>>>
ou artificiel (c.à d. créé <<-------------ARGENT--------------<
par d'autres)
*----------------------ICI LA FLÈCHE DU TEMPS PERDU---------------->>>
*----S-a-n-s-n-u-l-r-e-t-o-u-r-p-o-s-s-i-b-l-e-d-e-c-e->tant-donné<--?
«J'ai tant donné» BREF, ce temps volé/interdit.
L'atmosphère résonne :
MAIS ENFIN VOYONS! Me dira-t-on !!!
Mais enfin...
La forme de la ville m'apparaît ainsi, avec ces zones
d'échanges, ces poches de déficits, ces phares-points
(plus de repères pour certains d'entre nous). Mais pour
d'autres ça va plutôt bien! On ne peut pas le nier!Ainsi, je rentre chez moi, à pieds. Je remonte lentement la rue de Rome, puis la rue de St Petersbourg, je regarde la profondeur de l'espace. J'essaie vraiment/vainement de percevoir, avec tout mon être, tous mes sens déployés, de percevoir en quoi consiste vraiment cet espace autour de moi; ce qui se déplie, se repli, se dissout. Quel est ce mouvement que je projète pour ainsi dire hors de moi jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien : quelques pans de murs coupés par une aiguille de ciel, tronçonnés.
// Ou bien se déplie d'elle-même la force qui s'échappe, prolongée par le mouvement de mes pas sur l'asphalte, liquide //
Je perçois sur la surface vitrée de certains pans d'immeubles, des reflets qui lentement se déforment...
(*)Lorsque je parle d'équivalence ici, ça n'est sans doute pas tout à fait objectif, car certaines lignes seront probablement plus empruntées que d'autres. Selon les heures de la journée aussi, les axes et les tronçons d'axes ne seront pas de même valeur qu'à d'autres moments.