October 2005 Archives
samedi 29 octobre 2005 14:45:18
Vue du dispositif






Trouver/mettre plus de radicalité, non pas tant dans le texte en lui-même, mais d'abord dans mon attitude vis à vis de celui-ci.
->travail +systématique
Principe de la surveillance permanente\\\
=Flux=données=>BASE DE DONNEES
sans arrêt/continuum2 la_pensée_MONDE
Qui ne s'arrête jamais
vendredi 28 octobre 2005 08:36
Petite mise au point

Il fait encore nuit, il pleut ou il a plu. Le parvis, les trottoirs sont mouillés, renvoient des plaques de lumière.
On perçoit des bruits de moteur, le grincement d'une porte. Ca claque.
Si je parviens à un même niveau sonore entre la bande enregistrée et la voix live, alors, je donne à la bande enregistrée la même importance qu'à la voix live. Le texte de cette bande doit être considéré comme aussi important que le texte lu par la voix en direct.
->je dois être capable d'inverser les deux.
J'ai joué sur ma faiblesse avec cette bande, ma faiblesse à n'avoir pas été capable de lire correctement ce texte (le programme). C'est à ce point que commence un autre travail de rupture/fragilité/coupure.
Même niveau sonore = mélange des textes enristrés et live (des phonèmes?).
De là, d'autres sons?
Des sons issus de ce mélange.
De la rencontre sur un même niveau de tous ces sons vocaux.
-Jérome Rothenberg-
jeudi 27 octobre 2005 18:14:46
data base
Pour ce travail, je me suis inspirée des
caméras de surveillance qui, de plus en plus,
espionnent en permanence nos comportements, nos
faits et gestes. Des puces RFID nous pistent ou
nous pisteront dans les grandes surfaces et
ailleurs inspecteront nos comportements,
actions/réactions. On renforce le
contôle; on est dedans ou on est dehors. On
vivra sans doute de plus en plus dans un monde
binaire, sur un mode binaire. ON/OFF où tout
est dit. Mais j'aime bien le slash central qui
sépare le ON du OFF, c'est à dire la
coupure dont parle Dantec?
Là où tout n'est pas dit justement!
LES CAPTEURS
C'est un peu comme si la caméra, le capteur c'était moi avec mon cahier et mon stylo... J'adopte l'attitude d'un capteur; mes textes ne diront rien de plus que cela. Le corps humain est en quelque sorte un capteur ultra puissant, analysant en permanence des flux de données, d'informations : il fait froid, il fait chaud, le vent souffle, les feuilles des arbres sont agitées par de petits mouvements brefs qui semblent chaotiques...
On analyse également les informations qui proviennent de notre corps : on a froid, on a chaud, on a faim, on a mal au pied...
On voit des choses, on entend des sons.
Je transcris avec des mots qui ne sont probablement pas les plus adaptés; les mots ne me permettront jamais qu'une aproximation de ce que perçoivent mes yeux ou mes oreilles. Les mots ne sont pas l'outil le plus adéquate à cette forme de transcription, il y a énormément de perte de données visuelles dans le cas d'une transcription d'une information visuelle, sonore en ce qui concerne une impression sonore. C'est à l'intérieur de cet écart/écartement (différence de nature) qu'on peut écrire quelque chose... Sinon, on prend une photo ou on fait un enregistrement sonore.
Je reste tout au bord (tout près) des techniques (des outils) d'enregistrements sonores ou visuels...
FRAGMENTS D'ACTUALITES QUOTIDIENNE - PRESSE ECRITE.
J'ai mêlé à ces textes des bribes de phrases issues de la presse écrite quotidienne. Je n'ai pas grand chose à dire de plus là-dessus...
Là où tout n'est pas dit justement!
LES CAPTEURS
C'est un peu comme si la caméra, le capteur c'était moi avec mon cahier et mon stylo... J'adopte l'attitude d'un capteur; mes textes ne diront rien de plus que cela. Le corps humain est en quelque sorte un capteur ultra puissant, analysant en permanence des flux de données, d'informations : il fait froid, il fait chaud, le vent souffle, les feuilles des arbres sont agitées par de petits mouvements brefs qui semblent chaotiques...
On analyse également les informations qui proviennent de notre corps : on a froid, on a chaud, on a faim, on a mal au pied...
On voit des choses, on entend des sons.
Je transcris avec des mots qui ne sont probablement pas les plus adaptés; les mots ne me permettront jamais qu'une aproximation de ce que perçoivent mes yeux ou mes oreilles. Les mots ne sont pas l'outil le plus adéquate à cette forme de transcription, il y a énormément de perte de données visuelles dans le cas d'une transcription d'une information visuelle, sonore en ce qui concerne une impression sonore. C'est à l'intérieur de cet écart/écartement (différence de nature) qu'on peut écrire quelque chose... Sinon, on prend une photo ou on fait un enregistrement sonore.
Je reste tout au bord (tout près) des techniques (des outils) d'enregistrements sonores ou visuels...
FRAGMENTS D'ACTUALITES QUOTIDIENNE - PRESSE ECRITE.
J'ai mêlé à ces textes des bribes de phrases issues de la presse écrite quotidienne. Je n'ai pas grand chose à dire de plus là-dessus...
15.10.2005 22:55
Moteur du réfrigérateur
Des gens dehors qui parlent, un groupe d'hommes.
Des sifflements; souffles aigus d'un véhicule
qui démarre. On perçoit la force
d'accélération du moteur.
Mise en place de mes deux programmes à l'écran. C'est le maximum que peut gérer, à peu près correctement, la mémoire et la puissance de mon petit portable à base de duron(!) sans que ça "bave" de trop. A partir de trois programmes tournant simultanément, le graphisme est moins précis et ça bave terriblement sur les bords des traces laissées par les images. Le premier programme (zero) est tout en bas, à droite. Ainsi, on n'en perçoit qu'un fragment, une toute petite partie de l'arc.
Ce fragment est retracé toutes les 30 secondes environ. Une forme carré, parcourt la portion visible et disparait. C'est un geste, un morceau du mouvement de la main qui écrit. Ces fragments d'arcs, ces courbes, sont en quelque sorte des fragments de gestes, de la gestuelle codifiée de l'écriture; la boucle d'un "l", d'un "c", une trace.
La seconde fenêtre dans laquelle tourne le programme "balancier" est centrale, mais une portion du programme est tronqué. Cette manière de présenter ces programmes, me permet d'altérer un peu la trop grande régularité de ces premiers essais; en quelque sorte, d'y mettre mon "grain de sel" de façon plus vigoureuse que je n'aurai pu le faire en programmant (au moins pour moment, dans l'état actuel de mes connaissances). J'ai le sentiment de "truquer" le jeu.
Ainsi, on retrouve s'inscrivant à l'écran un peu la gestuelle de l'écrit. Rapport avec la calligraphie?
Le moteur du réfrigérateur se met en marche. Le silence, défait subitement par ce léger grincement, pourrait être un exemple de ce que m'évoque le programme : un système dans lequel on introduit un élément qui vient perturber la stabilité de ce système. Cet élément perturbateur peut être interieur ou extérieur au système (dans ce dernier cas c'est ce qu'on nomme courramment "l'interractivité"). Ce peut être également une définition de la machine.
Grincement du moteur d'un avion, enfle, s'atténue puis disparaît; une porte claque dans le couloir.
Je me suis souvent demandée s'il y avait une différence entre tracer une lettre à la main, écrire un mot à la main, dans un carnet par exemple et taper ce même mot à l'écran, sur le clavier. Le sens du mot, pour celui qui écrit peut-il être différent? Ce qu'on écrit à la main a-t-il un autre sens pour le corps que si on écrit la même chose directement sur l'écran en se servant du clavier.
Un "a", un "e", un "z" ou tout autre lettre est une situation dans l'espace du clavier liée également à une dextérité, un apprentissage de la main gauche et de la main droite. Le "a" est en haut à gauche, le "b" au centre. C'est également une pression, une sensation de souplesse plus ou moins grande selon les types de clavier, une résistance, un effleurement. On presse la lettre "s", un petit "s" s'inscrit à l'écran simultanément, puis on presse une autre touche du clavier et une autre lettre s'inscrit et ainsi de suite. Le texte appraît au fur et à mesure. Il existe en somme une "géographie" du clavier et un territoire pour chaque lettre. D'ailleurs, dans certaines configurations de certains programmes, certaines lettres servent à déplacer le curseur à l'écran, en haut, en bas à droite ou à gauche.
En ce qui concerne l'écriture à la main, les lettres sont des graphes, de petites griffes qui semblent prendre naissance dans certaines parties reculées du cerveau et du corps. C'est également lié aux fibres musculaires. Ce sont quelques fragments de cette gestuelle que je cherche à reproduire par ces mouvements circulaires ou semi-circulaires, ces traces qui apparaissent à l'écran. Comment pense-t-on les mots quand on les écrit à la main, comment les vit-on par l'intermédiaire de l'écran et du clavier.
Et lorsqu'on les lit, enfin, c'est le corps entier qui à nouveau s'empare du texte, des phrases, des sons.





Mise en place de mes deux programmes à l'écran. C'est le maximum que peut gérer, à peu près correctement, la mémoire et la puissance de mon petit portable à base de duron(!) sans que ça "bave" de trop. A partir de trois programmes tournant simultanément, le graphisme est moins précis et ça bave terriblement sur les bords des traces laissées par les images. Le premier programme (zero) est tout en bas, à droite. Ainsi, on n'en perçoit qu'un fragment, une toute petite partie de l'arc.
Ce fragment est retracé toutes les 30 secondes environ. Une forme carré, parcourt la portion visible et disparait. C'est un geste, un morceau du mouvement de la main qui écrit. Ces fragments d'arcs, ces courbes, sont en quelque sorte des fragments de gestes, de la gestuelle codifiée de l'écriture; la boucle d'un "l", d'un "c", une trace.
La seconde fenêtre dans laquelle tourne le programme "balancier" est centrale, mais une portion du programme est tronqué. Cette manière de présenter ces programmes, me permet d'altérer un peu la trop grande régularité de ces premiers essais; en quelque sorte, d'y mettre mon "grain de sel" de façon plus vigoureuse que je n'aurai pu le faire en programmant (au moins pour moment, dans l'état actuel de mes connaissances). J'ai le sentiment de "truquer" le jeu.
Ainsi, on retrouve s'inscrivant à l'écran un peu la gestuelle de l'écrit. Rapport avec la calligraphie?
Le moteur du réfrigérateur se met en marche. Le silence, défait subitement par ce léger grincement, pourrait être un exemple de ce que m'évoque le programme : un système dans lequel on introduit un élément qui vient perturber la stabilité de ce système. Cet élément perturbateur peut être interieur ou extérieur au système (dans ce dernier cas c'est ce qu'on nomme courramment "l'interractivité"). Ce peut être également une définition de la machine.
Grincement du moteur d'un avion, enfle, s'atténue puis disparaît; une porte claque dans le couloir.
Je me suis souvent demandée s'il y avait une différence entre tracer une lettre à la main, écrire un mot à la main, dans un carnet par exemple et taper ce même mot à l'écran, sur le clavier. Le sens du mot, pour celui qui écrit peut-il être différent? Ce qu'on écrit à la main a-t-il un autre sens pour le corps que si on écrit la même chose directement sur l'écran en se servant du clavier.
Un "a", un "e", un "z" ou tout autre lettre est une situation dans l'espace du clavier liée également à une dextérité, un apprentissage de la main gauche et de la main droite. Le "a" est en haut à gauche, le "b" au centre. C'est également une pression, une sensation de souplesse plus ou moins grande selon les types de clavier, une résistance, un effleurement. On presse la lettre "s", un petit "s" s'inscrit à l'écran simultanément, puis on presse une autre touche du clavier et une autre lettre s'inscrit et ainsi de suite. Le texte appraît au fur et à mesure. Il existe en somme une "géographie" du clavier et un territoire pour chaque lettre. D'ailleurs, dans certaines configurations de certains programmes, certaines lettres servent à déplacer le curseur à l'écran, en haut, en bas à droite ou à gauche.
En ce qui concerne l'écriture à la main, les lettres sont des graphes, de petites griffes qui semblent prendre naissance dans certaines parties reculées du cerveau et du corps. C'est également lié aux fibres musculaires. Ce sont quelques fragments de cette gestuelle que je cherche à reproduire par ces mouvements circulaires ou semi-circulaires, ces traces qui apparaissent à l'écran. Comment pense-t-on les mots quand on les écrit à la main, comment les vit-on par l'intermédiaire de l'écran et du clavier.
Et lorsqu'on les lit, enfin, c'est le corps entier qui à nouveau s'empare du texte, des phrases, des sons.





15.10.2005 12:23
AGRIAL
Passée rapidement à la Sation ce matin.
Les postes de travail pas dispo, je repars. Je suis
au bord du canal. Devant moi, de l'autre
côté, des hangards. Les toitures sombres,
presque plates des bâtiments.
Une large construction sur ma droite : AGRIAL, les caractères se découpent sur le fond blanc. Une femme passe derrière moi. Un foulard lui enveloppe les cheveux. Je distingue la pointe du fichu dont les contours se découpent contre la toile de son imperméable clair. Elle a glissé ses mains dans ses poches. Sa silhouette est grande et mince. Le bruit d'une bicyclette. Les pneus, les chambres à air sont écrasés sur le bitume à chaque coup de pédale. Ca craque. On perçoit la force avec laquelle le cycliste écrase les pédales, les dents des pignons prisent dans la chaîne.
Sur l'autre rive, cinq gigantesques treuils, les bras sont de couleur jaune, les cabines bleues, juste au dessus des toits des hangards. Le ciel est complètement bleu. L'horizon un peu marron-gris. Au loin, qui se perdent un peu dans le bleu-gris du ciel, des pylones, des fils electriques courbes les relient les uns les autres, en direction de l'horizon.

Sur la rive, des broussailles, des tons verts et roux.
Une large construction sur ma droite : AGRIAL, les caractères se découpent sur le fond blanc. Une femme passe derrière moi. Un foulard lui enveloppe les cheveux. Je distingue la pointe du fichu dont les contours se découpent contre la toile de son imperméable clair. Elle a glissé ses mains dans ses poches. Sa silhouette est grande et mince. Le bruit d'une bicyclette. Les pneus, les chambres à air sont écrasés sur le bitume à chaque coup de pédale. Ca craque. On perçoit la force avec laquelle le cycliste écrase les pédales, les dents des pignons prisent dans la chaîne.
Sur l'autre rive, cinq gigantesques treuils, les bras sont de couleur jaune, les cabines bleues, juste au dessus des toits des hangards. Le ciel est complètement bleu. L'horizon un peu marron-gris. Au loin, qui se perdent un peu dans le bleu-gris du ciel, des pylones, des fils electriques courbes les relient les uns les autres, en direction de l'horizon.

Sur la rive, des broussailles, des tons verts et roux.
12.10.2005 19:16
SOLDE VOYAGES EPUISE
Hier, nous sommes allées passer la
journée au bord de la mer.
PLEIN TARIF 4V - 4 ZONES 11.28 EUR
11OCTO5 11H18 LOO12 RESTEO3
11OCTO5 11H18 LOO12 RESTEO2
11OCTO5 18H21 LOO11 RESTEO1
11OCTO5 18H21 LOO11 RESTEOO
SOLDE VOYAGES EPUISE
619182 - PLEIN TARIF - Conseil Général Calvados BUS VERTS DU CALVADOS - Validation obligatoire à chaque montée.
Aujourdhui, écrit toute la journée pratiquement sans arrêter. Le texte se construit peu à peu. Maintenant le soleil se couche. Les lointains sont bleus/bleus-gris, mouillés. Quelques lumières jaunes que j'apperçois de la fenêtre. Puis de plus en plus de lumières, des petits points jaunes sur l'horizon, dans la nuit.
Quelques notes préliminaires :
Je travaille avec une bibliothèque qui permet de programmer des jeux vidéo. Quel que soit le travail qu'on entreprend de faire, l'outil avec lequel on travaille informe ce travail. Je ne peux pas nier non plus la dimension politique de mes choix. Je pense que chaque acte de la vie a une concéquence politique. Prendre conscience de cela à beaucoup d'importance pour moi. Les outils que j'utilise sont en grande partie des outils issue de la communauté du libre et c'est un choix délibéré de ma part, même si cette conscience m'est venue peu à peu et qu'une nécessité économique l'a certainement précédé.
J'ai choisi de travailler avec une bibliothèque libre, qui sert à programmer des jeux vidéo. J'ai découvert cette bibliothèque par un article paru dans "LINUX MAGAZINE". J'ai choisi cette bibliothèque car elle me permettait à la fois de poursuivre et d'approfondir ma connaissance du langage C que j'avais commencé à étudier et de m'initier à la programmation graphique 2D. Je préfère travailler lentement et bien comprendre ce que je fais et pourquoi je le fais. Essayer par exemple de comprendre que les mots en programmation sont de petites machines logiques qui mettent en branle tout un système de connections et de coupures à l'intérieur de la machine. C'est cela même que j'essaie de saisir avec ce travail.
Pour en revenir à la question de l'outil, je pourrais prendre l'exemple du peintre ou bien du sculpteur. Pour un peintre choisir de peindre à l'huile, à l'acrylique ou employer des produits industriels n'aura pas le même sens; choisir, pour un sculpteur, la pierre le bois ou les matériaux de récupération "informera" de telle ou telle manière le résultat du travail. Je prends le mot "informer" de la manière la plus litérale possible, avec l'idée trés précise de "passer au travers" ou "à l'intérieur de" pour donner forme, finir par transparaître. Il en est de même, je crois des outils informatiques qu'on utilise.
L'ordinateur est une machine logique universelle qui permet de simuler toutes les machines. Les programmes que je presente, me font penser à des sortes de mécanismes inutiles, des fragments de machines qui tourneraient dans le vide, de manière totalement absurdes.
PLEIN TARIF 4V - 4 ZONES 11.28 EUR
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SOLDE VOYAGES EPUISE
619182 - PLEIN TARIF - Conseil Général Calvados BUS VERTS DU CALVADOS - Validation obligatoire à chaque montée.
Aujourdhui, écrit toute la journée pratiquement sans arrêter. Le texte se construit peu à peu. Maintenant le soleil se couche. Les lointains sont bleus/bleus-gris, mouillés. Quelques lumières jaunes que j'apperçois de la fenêtre. Puis de plus en plus de lumières, des petits points jaunes sur l'horizon, dans la nuit.
Quelques notes préliminaires :
Je travaille avec une bibliothèque qui permet de programmer des jeux vidéo. Quel que soit le travail qu'on entreprend de faire, l'outil avec lequel on travaille informe ce travail. Je ne peux pas nier non plus la dimension politique de mes choix. Je pense que chaque acte de la vie a une concéquence politique. Prendre conscience de cela à beaucoup d'importance pour moi. Les outils que j'utilise sont en grande partie des outils issue de la communauté du libre et c'est un choix délibéré de ma part, même si cette conscience m'est venue peu à peu et qu'une nécessité économique l'a certainement précédé.
J'ai choisi de travailler avec une bibliothèque libre, qui sert à programmer des jeux vidéo. J'ai découvert cette bibliothèque par un article paru dans "LINUX MAGAZINE". J'ai choisi cette bibliothèque car elle me permettait à la fois de poursuivre et d'approfondir ma connaissance du langage C que j'avais commencé à étudier et de m'initier à la programmation graphique 2D. Je préfère travailler lentement et bien comprendre ce que je fais et pourquoi je le fais. Essayer par exemple de comprendre que les mots en programmation sont de petites machines logiques qui mettent en branle tout un système de connections et de coupures à l'intérieur de la machine. C'est cela même que j'essaie de saisir avec ce travail.
Pour en revenir à la question de l'outil, je pourrais prendre l'exemple du peintre ou bien du sculpteur. Pour un peintre choisir de peindre à l'huile, à l'acrylique ou employer des produits industriels n'aura pas le même sens; choisir, pour un sculpteur, la pierre le bois ou les matériaux de récupération "informera" de telle ou telle manière le résultat du travail. Je prends le mot "informer" de la manière la plus litérale possible, avec l'idée trés précise de "passer au travers" ou "à l'intérieur de" pour donner forme, finir par transparaître. Il en est de même, je crois des outils informatiques qu'on utilise.
L'ordinateur est une machine logique universelle qui permet de simuler toutes les machines. Les programmes que je presente, me font penser à des sortes de mécanismes inutiles, des fragments de machines qui tourneraient dans le vide, de manière totalement absurdes.
10.10.2005 16:49
STATION MIR
Le téléphone sonne. Des hangards à
gauche et à droite. Un pied de thym à la
base du mur, une table rouillée, un grill ou
barbecue posé. Un panneau : INTERDICTION DE
FAIRE DEMI-TOUR. Un véhicule sous le hangard.
La table sur laquelle je me suis installée,
noire et jaune; trois chaises de type chaises
d'école, jaunes et noires également (le
bois en jaune, les parties métalliques en
noir). Deux fauteuils en alluminium. L'ombre floue
d'un oiseau, rapide, entrapperçue sur le mur
de parpaing du hangard à gauche. Les nuages
forment des petites boules blanches contre le ciel
bleu pâle, à d'autres endroits, se
défond en long filaments blanchâtres.
10.10.2005 10:30
Suite de ma promenade d'hier. Face à moi, une
sorte de treuil(trouver le nom exact). Pas un
nuage, un ciel bleu pâle, marin; odeur de
caoutchouc brûlé. SCAC : des lettres
noires; le dessin jaune d'une ancre marine, à
côté, légèrement plus en bas.
AU BON COIN BAR RESTAURANT; des constructions
cubiques et grises - de grands volumes immobiles
sous le ciel clair. De l'autre côté, vers
l'Est ou le Nord-Est, les lointains dentelés,
l'horizon déchiré par les formes des
arbres, de la végétation et des immeubles
mêlés, couverts de brume gris-bleu,
translucide, argenté.

Un pont - le canal - les reflets du soleil sur l'eau / perturbations périodiques de la surface de l'eau (les masses moléculaires dépacées, glissent les unes sur les autres).

Un pont - le canal - les reflets du soleil sur l'eau / perturbations périodiques de la surface de l'eau (les masses moléculaires dépacées, glissent les unes sur les autres).
10.10.2005 7:45
Liens logiques (???) entre ma proposition initiale
: "trajets" et ces morceaux de paysages qui se
déposent sur l'écran --qui semblent
être des fragments (visuels) de jeux
vidéo, qui font penser à des cartes, des
fragments de territoires (générateur de
cartes). Les mots clés seront : NORD, SUD,
EST, OUEST et tous leurs dérivés; aller
vers le nord, aller vers le sud, aller vers l'est,
aller vers l'ouest.
Je comprends quelque chose en cet instant qui me depasse : "je suis devenue ce que je suis, rien d'autre sans doute, rien de plus!"
Bon, c'est déjà mieux que rien ça!
Je comprends quelque chose en cet instant qui me depasse : "je suis devenue ce que je suis, rien d'autre sans doute, rien de plus!"
Bon, c'est déjà mieux que rien ça!
09.10.2005 15:31
- Bruit de moteur à gauche; derrière moi
deux personnes à bicyclette passent, un homme
et une femme (une voix d'homme et une voix de
femme). Le son cristallin des roues, de la
chaîne contre le cadre. Face à moi, le
canal. L'horizontalité de l'eau est
époustoufflante. C'est une surface plane
à peine perturbée par l'écoulement
continu des fluides (l'air d'une part, l'eau
d'autre part); perception possible des courants qui
paraissent se chevaucher ou se croiser,
s'entrecroiser.

Au loin, l'échos réverbéré du signal sonore d'un train -- le souffle traverse l'étendu d'un bout à l'autre; perception aigue de l'espace et de la durée comme quelquechose de non dissocié, de non séparé.
L'étendu plate de l'eau -- la lumière -- le glissement de surface en continu.
Je perçois sensiblement mais pas complètement, l'absence de séparation entre ma conscience, le flux permanent de ma conscience, de mon esprit, et le glissement de l'eau et de l'air; c'est le flux continuel de ma conscience (le courant électrique qui traverse en permanence les cellules nerveuses de mon cerveau) qui me permet de percevoir avec autant d'accuité ce glissement, ces ondulations lumineuses, periodiques sur la surface lisse de la coque d'un navire amaré et au centre du canal, cette traînée plus obscure. Mais plus encore, cela n'est qu'une seule et même chose.
ADAPTATEC SOLUTIONS : des lettres bleues sur fond blanc. Au loin des bâtiments bleus et gris.
C'est le flux des mots qui m'importe également.

Au loin, l'échos réverbéré du signal sonore d'un train -- le souffle traverse l'étendu d'un bout à l'autre; perception aigue de l'espace et de la durée comme quelquechose de non dissocié, de non séparé.
L'étendu plate de l'eau -- la lumière -- le glissement de surface en continu.
Je perçois sensiblement mais pas complètement, l'absence de séparation entre ma conscience, le flux permanent de ma conscience, de mon esprit, et le glissement de l'eau et de l'air; c'est le flux continuel de ma conscience (le courant électrique qui traverse en permanence les cellules nerveuses de mon cerveau) qui me permet de percevoir avec autant d'accuité ce glissement, ces ondulations lumineuses, periodiques sur la surface lisse de la coque d'un navire amaré et au centre du canal, cette traînée plus obscure. Mais plus encore, cela n'est qu'une seule et même chose.
ADAPTATEC SOLUTIONS : des lettres bleues sur fond blanc. Au loin des bâtiments bleus et gris.
C'est le flux des mots qui m'importe également.
09.10.2005 09:23
Hier soir, travaillé aux programmes
=balancier= =balancier02= et =zero= (programme de
départ). Quelques résultats que j'aime
bien. Visuellement, ces petits essais me font
penser à de petites machines dont le mouvement
ne semble lié à aucune
nécessité, à aucune utilité.
Des fragments de machines en quelque sorte; les
rouages d'un mécanisme plus grand. Des mots
les traversent. On perçoit également la
texture du papier qui glisse à la surface en
un mouvement inverse.
Apparitions/disparitions mots et grain du
papier, mot écrit ou imprimé, lettres
pixellisées. La fibre, la texture du papier
apparait et disparait. Des traces laissées par
les limites des images ou des cadres sont des
petites coupures, des stries. Trames,
transparences.
Apparitions/disparitions mots et grain du
papier, mot écrit ou imprimé, lettres
pixellisées. La fibre, la texture du papier
apparait et disparait. Des traces laissées par
les limites des images ou des cadres sont des
petites coupures, des stries. Trames,
transparences.samedi 08 octobre 2005 23:41
Des grains de mots
Mais pas de ralenti, pas d'accélération
dans ce mouvement, comme par contre le ferai une
main en train d'écrire. C'est un mouvement
régulier, imperturbable qui trace un 0 un
zéro? Un cercle? Un e trace simple
d'écriture.
Les nombres sont des grains.
;;;;;;;;du sonore -- des grains de sons ;;;;;;;
((((des grains de mots))))
En partant du bas, j'ajoute :
ensuite plus haut :
Certains programmes me plaisent plus que d'autres :
balancier.c
balancier02.c
(ce sont des mouvements de machines)
zero.c
(programme de départ)
la feuille de papier
le papier
c'est comme la tache d'encre
Les nombres sont des grains.
;;;;;;;;du sonore -- des grains de sons ;;;;;;;
((((des grains de mots))))
En partant du bas, j'ajoute :
prevy3=y3;
prevx3=x3;
ensuite plus haut :
x=MIN(x3, prevx3);
y=MIN(y3, prevy3);
w=MAX(x3, prevx3)+45-x;
h=MAX(y3, prevy3)+45-y;
blit(buffer, screen, x, y, x, y, w, h);
Certains programmes me plaisent plus que d'autres :
balancier.c
balancier02.c
(ce sont des mouvements de machines)
zero.c
(programme de départ)
x1=360+fixtoi(fixsin(itofix(timer)/8)*160);
la feuille de papier
le papier
c'est comme la tache d'encre
samedi 08 octobre 2005 12:10:43
La plaine de Caen
It's interesting to me to write/to keep something
about this travel/residence
like a presentation of my work
Silhouette effilée d'un chateau d'eau, à gauche (rapidement entrevue); le contrôleur.
Un homme, debout dans le couloir, discute. Soleil par les vitres, à droite; on perçoit faussement un paysage en mouvement, vectorisé. Masses sombres de droite à gauche.
Je me mets dans le rythme de l'écriture, mouvement inversé à celui du train.
Le train ralentit. On traverse une gare. Des trains bleus et gris stationnent sur des voies en retrait. Une jeune femme passe dans le couloir. Au loin, des bâtiments blancs éclairés par la lumière du soleil.
Sculpture/des chiffres dans l'espace/externalisation du cerveau humain
Des coupures
Dantec : le computer c'est la coupure, une succession de coupures.
Cette notion de coupure remet à l'envers la machine informatique telle qu'on la conçoit courramment : outil de continuité (continuité du monde, de la pensée etc.), la connexion permanente.
Mais donc, il y a aussi la coupure.
J'imagine constamment/ça me revient à l'esprit, ce cercle de couleur, ces traces de mots qui apparaissent et disparaissent. Un zero? Le cycle de la vie et de la mort? Mouvement de rotation continu |le continuum de la conscience|
Un mouvement d'écriture synthétisé par la machine?
Des panneaux, des pans de toiles transparents, mi-souples, mi-rigides.
En somme, il y a comme une inversion du processus ordinaire du programme. Dans le programme, il y a la partie visible (le résultat à l'écran) et une partie sous jacente, invible, d'écriture à proprement parlé; issue d'une structure mentale logique particulière mise en corrélation avec une structure physique et logique particulière (une machine).
Quelquechose en rapport avec la profondeur, l'espace, un shéma mental à plusieurs dimensions.
Généralement, la partie programmation elle-même, disons, le texte ou la matrice -chiffres, calculs, réseaux, coupures etc.- n'est rendu visible, lisible, jouissible que part le biais d'instruments tels que : écrans, souris, dispositifs interactifs, capteurs etc.
Inversion, dans cette proposition, le programme (dans sa partie écrite) est ici actualisé dans l'espace temps d'un texte et d'une projection (le programme lui-même ou presque). Tautologie+métaphore?
Résoudre la coupure/dissoudre
Dans le cerveau humain, les coupures se fondent les unes dans les autres pour former la continuité -le continuum de la conscience- c'est à dire également la durée.

La plaine de caen.
J'aime bien l'idée de pouvoir diversifier le nombre de points de vue. D'ici on voit quelquechose mais d'un autre angle de vue cette même chose apparait complètement différente ou même, n'est pas visible du tout. Livret, dispositif, lecture...
like a presentation of my work
Silhouette effilée d'un chateau d'eau, à gauche (rapidement entrevue); le contrôleur.
Un homme, debout dans le couloir, discute. Soleil par les vitres, à droite; on perçoit faussement un paysage en mouvement, vectorisé. Masses sombres de droite à gauche.
Je me mets dans le rythme de l'écriture, mouvement inversé à celui du train.
Le train ralentit. On traverse une gare. Des trains bleus et gris stationnent sur des voies en retrait. Une jeune femme passe dans le couloir. Au loin, des bâtiments blancs éclairés par la lumière du soleil.
Sculpture/des chiffres dans l'espace/externalisation du cerveau humain
Des coupures
Dantec : le computer c'est la coupure, une succession de coupures.
Cette notion de coupure remet à l'envers la machine informatique telle qu'on la conçoit courramment : outil de continuité (continuité du monde, de la pensée etc.), la connexion permanente.
Mais donc, il y a aussi la coupure.
J'imagine constamment/ça me revient à l'esprit, ce cercle de couleur, ces traces de mots qui apparaissent et disparaissent. Un zero? Le cycle de la vie et de la mort? Mouvement de rotation continu |le continuum de la conscience|
Un mouvement d'écriture synthétisé par la machine?
Des panneaux, des pans de toiles transparents, mi-souples, mi-rigides.
En somme, il y a comme une inversion du processus ordinaire du programme. Dans le programme, il y a la partie visible (le résultat à l'écran) et une partie sous jacente, invible, d'écriture à proprement parlé; issue d'une structure mentale logique particulière mise en corrélation avec une structure physique et logique particulière (une machine).
Quelquechose en rapport avec la profondeur, l'espace, un shéma mental à plusieurs dimensions.
Généralement, la partie programmation elle-même, disons, le texte ou la matrice -chiffres, calculs, réseaux, coupures etc.- n'est rendu visible, lisible, jouissible que part le biais d'instruments tels que : écrans, souris, dispositifs interactifs, capteurs etc.
Inversion, dans cette proposition, le programme (dans sa partie écrite) est ici actualisé dans l'espace temps d'un texte et d'une projection (le programme lui-même ou presque). Tautologie+métaphore?
Résoudre la coupure/dissoudre
Dans le cerveau humain, les coupures se fondent les unes dans les autres pour former la continuité -le continuum de la conscience- c'est à dire également la durée.

La plaine de caen.
J'aime bien l'idée de pouvoir diversifier le nombre de points de vue. D'ici on voit quelquechose mais d'un autre angle de vue cette même chose apparait complètement différente ou même, n'est pas visible du tout. Livret, dispositif, lecture...
05.10.2005 11:12
assemblages & puzzles
design - assemblages - shéma - on en revient
à Alexander (design patern)
- les pièces d'un puzzle
assemblages :
- les pièces d'un puzzle
assemblages :
05.10.2005 04:24
***********un homme en blouson gris, avec une
petite saccoche sur le côté gauche, juste
au dessus de la hanche, sur les reins\au niveau des
reins. Porte un pantalon noir et des chaussures
noires>
**************Deux hommes, de dos; l'un à droite l'autre à gauche, une femme entre avec un sac plastique blanc au poignet,,,,
****un homme sort
***********************un attroupement devant le rayon informatique->sihouettes masculines essentiellement********
Idée de faire des projections sur des supports fluides (de type->rideaux transparents)
Et voilà, ça marche. J'ai réussi à installer et (apparemment) à faire fonctionner correctement les outils pour programmer et visualiser mes programmes en java.
Poursuivre à partir de ce que j'ai commencé : -formes -textes et -sons//
**************Deux hommes, de dos; l'un à droite l'autre à gauche, une femme entre avec un sac plastique blanc au poignet,,,,
****un homme sort
***********************un attroupement devant le rayon informatique->sihouettes masculines essentiellement********
Idée de faire des projections sur des supports fluides (de type->rideaux transparents)
Et voilà, ça marche. J'ai réussi à installer et (apparemment) à faire fonctionner correctement les outils pour programmer et visualiser mes programmes en java.
Poursuivre à partir de ce que j'ai commencé : -formes -textes et -sons//