un écran est potentiellement quelque chose d'infini comme l'écran de la télé c'est ce qui se passe à l'intérieur c'est ce qui se passe comme cette femme tout à l'heure qui dit comme ça de but en blanc au commerçant avec son air stupide oui vraiment stupide je parle de la dame qui parle au commerçant et pas du commerçant je parle de la dame qui parle elle dit comme ça : j'ai peur je voudrais qu'ils meurrent tous car j'ai peur de ces gens là; bien-sûr enfin non pas bien sûr vous ne pouvez pas deviner mais elle parle bien-sur des américains vous y croyez vous qu'elle parle des américains comme ça au commerçant elle lui dit comme ça alors que trés bien oui merci madame au revoir et elle s'en va c'est tout c'est pas pour dire mais
oui c'est ce qui ce passe à l'intérieur de l'écran télé qui est potentiellement infini c'est ce qui se passe à l'intérieur les images qu'on voit on peut les regarder les mêmes qu'on nous passe et nous repasse en boucle en boucleS plutôt car on peut en faire des boucles et encore des boucles et des boucles et on nous les repasse les images jusqu'à l'écoeurement jusqu'à ce qu'on ne puisse plus les voir ni mêmes les regarder ni rien
alors la dame l'air un peu idiot elle dit j'ai peur j'ai peur d'eux je voudrais qu'ils n'existent plus
car l'écran est potentiellement infini la télévision elle-même elle peut ne jamais s'arrêter parce que c'est le monde qui ne s'arrête jamais c'est le réel qui ne s'arrête jamais et les images elles en profitent elles en profitent pour se faufiler dans nos cervaux pour faire des boucles ici ou là faire des boucles et ne plus jamais s'arrêter faire des boucles dans nos pensées et ne plus jamais s'arrêter
alors on a les pensées qui bouclent
et la dame elle s'en va lui le commerçant il a rien dit il a pris les sacs qu'elle lui tendait et les a pesé c'est tout il a rien dit du tout
il ne s'arrête pas de peser les sacs parce que le monde ne s'arrête pas
il y a le flux des ondes c'est à dire le flux quantique de l'univers ou peut-être une espèce de vibration qui part de là pour ensuite aller se perdre de l'autre côté ou plutôt s'étendre en dessous de la surface